Mars 2026 · Fully, Valais
Les Combats de Reines du Valais — quand la montagne gronde
Une tradition ancestrale qui met en scène la hiérarchie naturelle des vaches d’Hérens. Entre élevage, culture et cohabitation avec la faune sauvage, un regard de photographe.

Chaque printemps, les prairies du Valais résonnent d’un son sourd et puissant : le choc frontal de deux vaches d’Hérens qui se mesurent du regard avant d’engager le combat. Cette tradition, inscrite dans l’ADN valaisan depuis des siècles, est bien plus qu’un spectacle. C’est le reflet d’une hiérarchie naturelle que les éleveurs observent, respectent, et mettent en scène.
Pour un photographe animalier habitué à traquer le bouquetin ou le lynx dans les alpages, assister à un Combat de Reines est une expérience saisissante. On retrouve exactement les mêmes dynamiques sociales que chez la faune sauvage — la posture, le regard, la pause avant l’affrontement. La différence ? Ici, l’humain est partie prenante depuis des générations.
« La vache d’Hérens ne combat pas pour blesser — elle établit sa place dans un ordre social aussi vieux que les Alpes. »
Une race, un caractère
La race d’Hérens — ou Eringer en allemand — est endémique du Valais. Petite, trapue, à la robe sombre allant du brun au noir, elle possède une musculature remarquable et un tempérament fort que les éleveurs respectent et cultivent depuis des siècles. Ce n’est pas une race sélectionnée pour la production laitière intensive : c’est avant tout un animal robuste, adapté aux conditions extrêmes des alpages d’altitude.
Son instinct combatif est naturel. Dans les troupeaux en liberté sur les pâturages d’altitude, la hiérarchie se construit et se maintient en permanence. La Reine, c’est celle qui, par sa force et sa personnalité, s’impose à toutes les autres sans avoir besoin de combattre constamment.
- 22 mars : Combat du syndicat du « Pied-du-Château » à Martigny (Amphithéâtre)
Le coup d’envoi du printemps ! - 29 mars : Combat de l’avenir » à Pra Bardy (Aproz). Une édition test simplifiée, axée sur l’essentiel : les vaches.
- 06 avril : Syndicat d’Augstbord-Alpe Ginais à Rarogne.
- 11 & 12 avril : Week-end festif à Vollèges (Le Châble) avec le syndicat local.
- 19 avril : Combat du printemps du Haut-Valais, organisé par Dala Varneralpa au Goler.
- 26 avril : Le dernier qualificatif majeur aux Haudères (Hérens Arena), réunissant les
syndicats du Haut Val d’Hérens. - 09 & 10 mai : La grande **Finale Nationale** à Pra Bardy (Sion). Le couronnement de
la Reine des Reines devant plus de 15’000 spectateurs.
Au cœur de la tradition valaisanne : les Combats de Reines
Si vous vivez en Valais ou si vous êtes de passage au printemps, vous avez forcément entendu parler des « Combats de Reines ». Mais saviez-vous que cette tradition ancestrale ne repose sur aucun dressage, ni aucune contrainte ?
Tout est une question d’instinct. La vache d’Hérens, race locale robuste et fière, possède un caractère naturellement belliqueux. Lorsqu’elles se rencontrent, ces vaches établissent instinctivement une hiérarchie stricte pour vivre en harmonie dans les alpages durant l’été. La gagnante, celle qui domine ses semblables, obtient le titre prestigieux de « Reine » et mènera le troupeau. C’est ce comportement naturel, observé depuis des siècles par les bergers, qui a donné naissance à ces joutes spectaculaires et respectueuses de l’animal [Source : Valais.ch & Swissinfo.ch].
C’est un patrimoine vivant, inscrit comme tradition suisse, qui unit éleveurs, passionnés et amoureux de la montagne
Respecter l’espace des animaux et des éleveurs
Les éleveurs sont attachés à leurs bêtes d’une manière que peu de gens comprennent. Demandez toujours la permission avant de vous approcher. Un sourire, un mot en patois si vous le pouvez — l’accueil sera toujours meilleur. Et gardez vos distances : une vache d’Hérens excitée par le combat peut être imprévisible.
Le lien avec la cohabitation faune–élevage
Ce qui me touche profondément dans les Combats de Reines, c’est ce qu’ils révèlent sur la relation entre les éleveurs valaisans et leurs animaux. Ces hommes et ces femmes passent des années à observer, comprendre et respecter le comportement naturel de leurs bêtes. Ce sont les mêmes personnes qui, dans les alpages, doivent aujourd’hui composer avec le retour du loup et du lynx.
Ma conviction, forgée sur le terrain depuis des années à travers l’association OPPAL, c’est que cette connaissance profonde du comportement animal — que possèdent ces éleveurs — est exactement ce dont nous avons besoin pour construire une vraie cohabitation. Le Combat de Reines, c’est aussi ça : une école du regard sur l’animal.
« Celui qui comprend sa vache d’Hérens a déjà commencé à comprendre le loup. »
En tant que photographe animalier basé à Fully, ces événements sont pour moi des moments privilégiés. Au-delà de la compétition, c’est la relation entre l’homme, la bête et le terroir que je cherche à capturer.
Ma démarche chez **DanyPhoto** est simple : observer sans déranger. Lors des combats, je me positionne pour saisir l’intensité du regard, la puissance des muscles, mais aussi la complicité entre l’éleveur et sa vache. Pas de flash agressif, pas de mise en scène artificielle. Juste la réalité brute de cette tradition.
📸 Appel aux propriétaires et éleveurs :
Si vous engagez vos bêtes lors de ces combats 2026 et que vous souhaitez conserver un souvenir professionnel de votre participation, je suis à votre disposition. Que ce soit pour un portrait de votre « Reine » avant le combat, ou pour capturer l’action dans l’arène, Visitez la boutique ou contacte-moi directement. Privilégions l’échange direct.*
Contact direct :** +41 78 600 11 13
Transparence et outils éthiques
Pour vous offrir ce contenu et structurer mon site web de la manière la plus cohérente possible avec mes valeurs écologiques et locales, je suis accompagné par **Euria**, l’intelligence artificielle éthique d’Infomaniak.
Pourquoi cette mention ? Parce qu’il est important pour moi de vous dire que la technique peut être au service de l’humain sans le remplacer. Euria, hébergée en Suisse et alimentée par des énergies renouvelables, m’aide à organiser l’information pour que je puisse me concentrer sur l’essentiel : mes photos, mes ateliers nature et nos échanges directs. C’est une façon de promouvoir une technologie souveraine, respectueuse de vos données et de notre environnement.
Si tu souhaites en apprendre davantage sur la cohabitation pacifique entre éleveurs et grands carnivores en Valais, n’hésite pas à consulter le travail de l’association OPPAL — ou à me contacter directement. Le terrain est toujours le meilleur endroit pour apprendre.
Bel article
Merci